Du fumier à la fibre

"Le tas de fumier est à bonne distance des locaux d'habitation"

« Le tas de fumier est à bonne distance des locaux d’habitation ».

Voici ce qui est précisé dans le bail original de la Gendarmerie Nationale en 1836 lorsqu’elle établit son casernement à Saint Martin de Londres dans un bâtiment initialement prévu pour être un hôtel,  un relais de chevaux,  aujourd’hui Les Jardins du Village.

Aujourd’hui,  on préciserait que la connexion internet y est extrêmement rapide.

C’est l’éternelle question des moyens de communication, du cheval à la fibre, reste une priorité. Etre humain, c’est avant tout échanger.

S’adapter à l’évolution technologique pour vivre son identité, son humanité, c’est précisément le défi que nos campagnes doivent relever en ce début de millénaire.

Toute nouvelle technologie commence par être un instrument de pouvoir, rapidement accaparée par une minorité avant d’être rapidement et massivement démocratisée :

L’écriture, depuis les cunéiformes sumériens, est longtemps restée le privilège des scribes. Ce pouvoir précieux sur l’information en est resté l’apanage jusqu’à Gutenberg.

L’invention de l’imprimerie permettra l’explosion de la liberté de pensée du Siècle des Lumières.

Mais nous ne pouvons distinguer cette trame de l’histoire que grâce au recul du temps. Il est bien plus difficile de voir à quel point cette réalité est toujours actuelle.

A l’heure de la tablette tactile, qui se douterait qu’un radar automatique peut être desservi par la fibre optique avant que le hameau voisin ne le soit… Et pourtant, c’est le cas, en Pic Saint Loup… Sous nos yeux et nous ne le voyons pas.

Quelque scribe en aura décidé ainsi.

Et cette logique se retrouve à tous les niveaux de notre vie quotidienne. De très grandes entreprises exploitent à loisir les failles qui persistent dans les milles feuilles de nos administrations, qui restent chacune cantonnée dans leurs limites de compétences.  Comme si nos vies étaient morcelées.

Retrouver une cohérence en s’appropriant les différents outils du ouaibe, c’est bien toute l’idée du présent site.

A l’époque des tas de fumiers, nous avions besoin de maréchaux-ferrants.

Oui mais voilà : internet n’est vraiment puissant que lorsque il est partagé, c’est l’inverse de la centralisation qui lui donne sa force.

 

Et puis un jour, sur le tas des fumiers qui ont ensevelit Charlie, on voit percer les germes d’un nouveau Journalisme, ouf !

Alors que faire ?

2 commentaires

  1. Tout à fait dans l’idée de ton article: vidéo de Jean Louis Servan Schreiber sur les quatre paradoxe de la vitesse, du cheval à la souris
    http://www.tedxparis.com/jean-louis-servan-schreiber-les-quatre-paradoxes-de-la-vitesse/

  2. Feligonde@gmail.com

    Merci Matt pour ce lien 🙂

    Effectivement tout a fait dans le même sens , mais il a beaucoup plus de talent pour expliquer le tout.

    J’aime aussi beaucoup l’approche de Bernard Weber : http://positivr.fr/bernard-werber-systeme-societe-revolution-demode-livre-voyages/

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